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 Une nuit, une padawan

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MessageSujet: Une nuit, une padawan   Mer 31 Oct - 22:02


 
Une nuit, une padawan

 

Cette nuit-là, bien des padawans dormaient sur Ossus, Analia comprise. Mais, comme c’était souvent le cas depuis la tragédie qui avait eu lieu sur Corellia, son sommeil était pour le moins agité. Cette fois-ci encore, elle faisait un cauchemar inspiré des événements qui s'étaient déroulés trois ans auparavant. Elle revoyait le tout avec force détails, se souvenant des événements comme s’ils dataient de la veille. Ceux dont elle savait désormais que c'étaient des acolytes siths, l'attaque de la maison, la mort de ses parents, puis l'attaque qui lui était destinée. Toujours elle se réveillait en sursaut à ce moment là quand ce n'était plus tôt. Elle était redressée sur son séant, en sueur et de l'eau ruisselait le long de son visage : c'étaient des larmes qu'elle versait, silencieuse.
Partageant une chambre avec une autre Padawan, et sachant pertinemment bien qu’elle ne se rendormirait pas de sitôt, l’enfant finit par se lever pour quitter son lit. Elle avait dans l’intention de quitter le dortoir, afin de s’assurer de ne pas réveiller sa camarade de chambre. Et c’est ce qu’elle fit, à pas de loup, elle se dirigea vers la porte qu’elle ouvrit et ferma tout doucement, tout en jetant un œil à sa compagne de chambrée, qui semblait n’avoir pas été perturbée par ce déplacement.
C’est alors qu’elle s’assit dans le couloir, toujours en larmes et toujours hantée par les images qui étaient à la fois celles de son passé et celles de son cauchemar. C’est alors, qu’arrivant au moment où elle revoyait les images de la fin de son mauvais rêve, son souvenir pris le pas sur le rêve. Elle revit alors la suite immédiate des événements, incluant l’arrivée d’Eolianëa. Elle avait beau être encore une petite fille, elle savait qu’elle avait manqué de peu rejoindre ses parents, avoir le même destin qu’eux. Toujours dans ses pensées noires, elle se recroquevilla sur elle-même.
Eolianëa l’avait sauvée et Analia avait confiance en elle, à un certain degré, tout de moins, assez pour l’avoir suivie. Pourtant, paradoxalement, en trois ans, la petite padawan n’avait pas reparlé à son maître des événements qui avaient eu lieu sur Corellia. Elle ne s’était guère ouverte non plus au sujet de ses cauchemars. Était-ce parce qu’Eolianëa avait en partie vécu ces événements ? Était-ce que quelque part, dans l’esprit de l’enfant, elle y était trop liée ? Ou était-ce simplement là sa réserve naturelle qui avait parlé ? Ana n’aurait su répondre à ces questions.
L'enfant ne prêtait nulle attention à son environnement ou à la force, plongée qu'elle était dans son chagrin. Des heures ou des minutes pouvaient bien être passées, Ana l’ignorait et cela lui importait peu. Le ciel aurait quasiment pu lui tomber sur la tête sans qu’elle s’en aperçût. Il n’était donc pas surprenant qu’elle n’eût pas perçu de présence à ses côtés. La personne qui se trouvait là allait devoir se manifester pour qu’Analia se rende compte qu’elle n’était plus seule. Elle finit néanmoins par lever brièvement le regard sur la personne qui était là, avant de cacher son visage, tout aussi prestement. En ce bref instant, elle n’en avait déjà que trop montré à son goût.

 

 

 

 
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MessageSujet: Re: Une nuit, une padawan   Jeu 1 Nov - 23:46


 

 

Profitant d’un trop rare moment de temps libre, Matthieu Emrys était allé ce soir-là prêter main forte aux Jedis en charge des initiés. Comme à l’accoutumée, à peine fut-il entré dans le dortoir  que l’intégralité des initiés lui sautaient dessus pour un câlin groupé ; telle était la force de l’affection que les enfants avaient pour celui qui ne venait que trop peu souvent à leur goût passer du temps avec eux. Une fois sorti de sous la pile de petit corps en manque d’affection, ce qui n’était pas une mince affaire vu le gabarit du jeune homme et le nombre d’initiés présents dans le dortoir, le Chevalier était allé s’asseoir près de la fenêtre. Une fois les initiés glissés sous leurs couvertures, sa douce voix les avait emmenés dans un monde fantastique de contes et de légendes peuplé de créatures toutes plus extraordinaires les unes que les autres. Au fil du récit les paupières des initiés se firent de plus en plus lourdes jusqu’à ce qu’ils finissent tous par s’endormir.

Matthieu déambula un temps entre les rangées de lits, calmant les cauchemars de quelques mots de réconfort et d’une courte mais rassurante étreinte. Une fois certain que tous dormaient du sommeil du juste et que les cauchemars étaient chassés pour la nuit, il sortit et prit la direction de ses quartiers dans l’intention de profiter à son tour d’une bonne nuit de sommeil. Parcourant silencieusement les couloirs du temple, il fut surpris de sentir une présence au détour d’un couloir. Une jeune fille, dix ans environ, était assise contre un mur devant la porte d’une chambre dont Matthieu savait qu’elle abritait deux padawans. Si sa mémoire était bonne il s’agissait d’Analia de la Serna, la tout récemment nommée élève de son amie Eolianëa. En douceur il s’approcha de la petite qui ne sembla pas percevoir son approche, perdue qu’elle avait l’air dans ses pensées. Des pensées plutôt tristes d’après les émotions que la padawan laissait filtrer à travers la Force.

Le Chevalier s’arrêta devant la jeune fille qui l’espace d’un instant leva les yeux vers lui. Même dans la pénombre du couloir Matthieu put apercevoir les yeux brillants et les traces humides sur les joues de la petite avant que son visage ne soit à nouveau masqué derrière le rideau blond de sa chevelure. Sans brusquerie, le jeune homme se laissa glisser au sol et s’assit contre le mur à côté d’Analia sans pour autant envahir l’espace personnel de la petite. Il ramena les genoux contre sa poitrine et entoura ses jambes de ses bras, puis posa le menton sur ses genoux, le regard perdu dans le vague devant lui. Sans regarder la jeune fille il prit la parole à voix basse.

« Bonsoir Analia. Qu’est-ce qui t’amène à profiter ainsi du confort indéniable du sol dur et froid de ce couloir ? »



 

 

 
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MessageSujet: Re: Une nuit, une padawan   Dim 11 Nov - 17:35


 

 

En levant brièvement les yeux, Analia avait pu reconnaître celui qui se trouvait là auprès d’elle. Il s’agissait de Matthieu Emrys, le meilleur ami d’Eolianëa, son maître jedi. En trois ans, elle avait eu l’occasion de le voir à plusieurs reprises. Durant ce laps de temps, et suite à plusieurs demandes du jeune homme, elle était passée du Monsieur au prénom, puis du vouvoiement au tutoiement. Elle avait également eu le temps de passer du vague signe de tête poli, aux vraies salutations, à des conversations un peu plus fournies. Pour autant, pour l’heure, elle ne s’était pas davantage ouverte à Matthieu qu’à Eolianëa. Néanmoins, avec son maître, le jeune chevalier était l’adulte que la petite padawan connaissait le mieux et dans lequel elle avait le plus confiance. Pour faire parler la petite fille, Eolianëa et Matthieu étaient donc les mieux placés.
Replongée dans ses tristes pensées, la tête entre ses bras, elle ne s’aperçut pas non plus que Matthieu s’asseyait à ses côtés. Elle ne reposa son regard sur lui que lorsqu’il lui adressa la parole. La position qu’il avait prise l’intrigua. Elle n’osa pas pour autant formuler la question qu’elle se posait et qui était la suivante : Pourquoi avait-il adopté cette position-là plutôt qu’une autre ? Curieuse, oui, elle l’était. Mais, se montrer indiscrète ou même estimer qu’elle prenait ce risque était tout simplement hors de question, raison pour laquelle elle ne s’était pas exprimée à ce sujet.
Dur et froid, le sol l’était sans nul doute, mais confortable… C’était une autre affaire ! Seulement, la petite fille n’en avait cure. Elle n’avait même pas prêté attention à ces sensations, pas plus qu’à tout autre élément environnant. Analia n’avait pas manqué de repérer l’ironie dans les propos du jedi. Elle avait également parfaitement compris qu’il soulignait que le choix qu’elle avait fait de s’asseoir là pouvait paraître quelque peu… incongru. L’image qu’elle renvoyait ainsi lui aurait été parfaitement indifférente si elle n’avait attesté de son état d’esprit.

« Bonsoir Matthieu. Je ne voulais pas déranger ma camarade de chambre, d’où le couloir. Et j’avais besoin de m’asseoir »

Elle avait dit cela d’une voix blanche et hachée par les larmes. Elle aurait bien voulu faire comme si de rien n’était, mais là, c’était au-delà de ses capacités ce soir-là.
Si ce qu’elle avait dit était pure vérité, sa réponse était pourtant loin d’être complète ou d’être aussi précise qu’elle aurait pu l’être. D’autant que selon elle, la question de son interlocuteur n’appelait pas directement plus d’informations que celles qu’elle avait bien voulu donner. Sur son cauchemar, sur ses larmes, sur sa tristesse, elle ne disait mot.

« Comment vas-tu ? » fit-elle l’effort d’ajouter par politesse, bien sûr, mais aussi parce qu’elle accordait une réelle importance à la réponse qui lui serait apportée. Même si l’attitude qui allait suivre pouvait laisser croire le contraire.

Après quoi, elle détourna de nouveau le regard, ne pouvant longtemps assumer de laisser voir couler ses larmes, qui continuaient à ruisseler le long de ses joues, tel un torrent.
 

 

 

 
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MessageSujet: Re: Une nuit, une padawan   Lun 12 Nov - 1:43


 

 


Matthieu laissa ses perceptions mentales s’étendre quelque peu afin de lire un minimum l’aura de sa jeune voisine dans la Force. La présence d’Analia était troublée, révélant un véritable maelström d’émotions dans lequel dominait la tristesse entremêlée de terreur. Pressentant que la jeune fille venait de sortir d’un cauchemar le Chevalier Jedi préféra garder ses distances physiquement afin de ne pas effrayer le petite et la faire se refermer davantage qu’elle ne l’était. Depuis trois ans qu’elle était entrée dans le temple et dans sa vie en tant que Padawan de son amie Eolianëa, Analia s’était avérée être une petite fille discrète et peu encline à s’ouvrir aux adultes. Matthieu connaissait bien sûr l’histoire de sa rencontre avec le Chevalier d’Orion. Le massacre de sa famille par de acolytes Siths avait profondément marqué la petite, d’autant que cela avait été un acte de violence gratuite car seule Analia en tant que personne ayant une sensibilité à la Force les intéressait. S’il avait fini à force d’insistance par amener la jeune fille à le tutoyer et l’appeler par son prénom en privé, cette dernière ne s’était cependant jamais ouverte ni à lui ni à son maître de ce qui la rongeait manifestement de l’intérieur. Entendant les mots de l’enfant, Matthieu soupira intérieurement devant la reluctance manifeste d’Analia de parler de ce qui la troublait. Il choisit de lui répondre d’un ton léger.

« Je vois. Moi aussi j’aime bien m’asseoir à l’écart pour penser. Cependant il est rare que je le fasse en pleine nuit sur le sol de pierre froid et inconfortable d’un couloir, mais si c’est ta façon de faire loin de moi l’idée de te le reprocher.

Personnellement je préfère aller dans une chambre de méditation. La Force sait s’il y en a dans ce temple…»


Ayant prêté attention au ton de voix de son interlocutrice, le Chevalier tentait comme il le pouvait d’alléger ses propos afin de détourner Analia de ses pensées négatives. Matthieu savait bien que c’était futile mais il se devait d’essayer au moins de calmer quelque peu la petite. Le jeune homme se promit cependant de profiter de la situation pour faire sortir la jeune fille de sa coquille et l’amener à se confier un minimum sur ce qui la troublait. Tout garder pour soi comme elle le faisait était le meilleur moyen de provoquer une implosion émotionnelle tôt ou tard, et malheureusement chez un Jedi c’était d’autant plus dangereux que ces émotions en explosant risquaient de se traduire par un déchaînement de pouvoir de la Force au mieux, et de faire basculer la personne vers le côté Obscur de la Force dans le pire des cas. Telle était la plus grande faiblesse des utilisateurs de la Force. Si leurs émotions pouvait augmenter la puissance de leurs pouvoirs, la Force pouvait aussi augmenter leurs émotions crescendo jusqu’à perdre totalement le contrôle à la fois de ses pouvoirs et de ses émotions. Jedis comme Sith cherchaient donc par tous les moyens à contrôler leurs émotions, les Jedis en réprimant totalement toute forme d’émotions par la méditation, et les Siths en se focalisant sur certaines de leurs émotions négatives telles la colère et la haine au détriment de toutes les autres. On en était loin du code des anciens Jedis qui prônaient de reconnaître ses émotions pour mieux les contrôler sans se laisser déborder. Matthieu sortit de ses réflexions lorsque son cerveau enregistra la question d’Analia s’enquérant de sa santé. Levant mentalement les yeux au ciel devant l’ironie de la situation il se contenta de répondre avec un sourire dans la voix.

« Eh bien si tu veux tout savoir je me porte plutôt bien si l’on considère les récents évènements. Je te retournerai bien la question, mais ces larmes qui coulent sur ton visage me paraissent une réponse des plus évidentes. »

Matthieu déplia lentement ses bras et replia ses jambes de manière à être assis en tailleur, puis se tourna pour faire pleinement face à Analia. Avec une infinie douceur il vint poser une main sur le bras de la jeune fille pour attirer son attention.

« Je ressens ton trouble à travers la Force Analia. Tant de tristesse, de culpabilité… Tu veux en parler ?  Je ne t’oblige à rien mais je crois sincèrement que cela te ferait le plus grand bien. »

De l’autre main le jeune homme lui tendit un mouchoir avec un sourire bienveillant sur les traits détendus de son visage, et seulement une légère pointe d’inquiétude lisible dans ses yeux.


 

 

 
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